Archive mensuelle août 2018

Next Insurance exploite le marché de l’assurance en ligne pour les PME américaines

Grâce à l’intelligence artificielle, les assurances en ligne proposées par Next Insurance sont tout à fait adaptées aux besoins et aux profils financiers des PME installées aux États-Unis. Actuellement, implantées dans sept États, dont Delaware, Oklahoma, Arizona, Caroline du Nord, Texas, Nouveau-Mexique, Maryland et Utah, la start-up met tout en œuvre pour être présente sur tout le territoire américain d’ici deux ans. Étant donné que les PME font partie de l’un des piliers de l’économie américaine, Next Insurance a fait le bon choix en optant pour ce marché très demandeur où tout devient possible.

L’un de ses atouts, c’est sa plus grande accessibilité et sa capacité à créer un climat de confiance dans un pays où les mesures de redressement sont encore d’actualité suite à la crise financière il y a 10 ans. En effet, ce mécanisme de prévention permanente à prix réduit est l’élément dont les PME américaines ont besoin pour atténuer leur aversion pour le risque, surtout dans cet environnement plus ou moins volatile dans lequel elles évoluent.

Dans cette optique, Guy Goldstein, PDG de Next Insurance, déclare dans un communiqué : Notre objectif est de devenir le guichet unique pour tous les besoins d’assurance des petites entreprises, peu importe leur emplacement. Cet objectif très ambitieux entre dans le cadre d’une politique de croissance financière et technologique soutenue par les deux autres cofondateurs israéliens, Alon Huri et Nissim Tapir. À vrai dire, la création de Next Insurance a été encouragée par le succès d’une application de surveillance des comptes bancaires inventée par les co-fondateurs eux-mêmes. La fiabilité de cette technologie du checking a largement contribué à propulser leur réputation à un niveau considérable, ce qui a boosté le montant de leur collecte en un court laps de temps.

Next Insurance dispose d’une clientèle très variée

Il faut avouer que dès le début de son activité, Next Insurance a su identifier les besoins des PME américaines en scrutant avec objectivité et précision leurs manques. Fortement engagée sur une politique de tarification flexible, la start-up est aux antipodes des compagnies d’assurances classiques. C’est une tendance qui se généralise dans la plupart des pays européens (voir detective-banque.fr). Les produits proposés par les assureurs classiques ne correspondent plus aux attentes des gérants de petites entreprises et des personnes qui exercent des professions libérables. C’est surtout pour cette raison que Next Insurance a mis en avant l’intelligence artificielle pour induire un effet d’apprentissage au profit de ses clients potentiels. Il s’agit d’une excellente stratégie, d’autant plus que la mondialisation a fait apparaître des activités économiques de plus en plus atypiques.

En ce moment, l’entreprise affiche déjà une performance plus que surprenante avec la finalisation de plus de 5 000 contrats au cours du premier semestre 2018. Lors d’une interview, Guy Goldstein n’a pas hésité à vanter les mérites du numérique en affirmant que ses clients peuvent être couverts de toutes les incertitudes en moins de cinq minutes, alors qu’il leur faudrait plus d’une semaine pour arriver au même résultat par le biais d’une assurance traditionnelle. En plus de la célérité des procédures, les prix sont compétitifs sans le moindre frais caché.

Une belle perspective d’évolution pour Next Insurance

Dans un futur proche, l’entreprise Next Insurance prévoit d’élargir son horizon d’investissement dans d’autres lignes d’assurance à fort potentiel. Mais avant toute chose, elle veut accélérer le processus de traitement des réclamations pour satisfaire ses clients, c’est-à-dire faire en sorte que le délai d’attente des demandeurs soit baissé à 48 heures au maximum. Aussi, avec le haut niveau du dispositif de contrôle interne dont elle bénéficie par le biais de l’intelligence artificielle et du hierarchical learning, la Fintech pose comme principaux défis la limitation des fraudes et l’amélioration des relations clients omnicanales.

Comprendre le bonus malus : cas pratiques

Définition du Bonus Malus

Le bonus-malus est le terme qui désigne le système par lequel les assurés automobiles se voient accorder des réductions ou des majorations de leur cotisation selon un coefficient calculé en fonction des sinistres qu’ils ont pu causer.

C’est un élément central dans la tarification de l’assurance du véhicule dans la mesure où l’application de ce coefficient peut entraîner une réduction de l’ordre de 50% de la cotisation. Ce coefficient reflète l’historique de l’assuré en tant que conducteur.

« Le système du bonus-malus, appelé également coefficient de réduction-majoration, est un système de réduction-majoration de la prime d’assurance à chaque échéance annuelle. Une année sans sinistre vous permet d’augmenter votre bonus, alors qu’un sinistre peut vous infliger un malus. Le bonus-malus s’applique à la prime de référence, c’est-à-dire la prime de l’assureur. Ainsi, si vous avez un bonus, vous payerez moins cher que la prime de référence alors que si vous avez un malus, vous payerez un tarif plus important. » Service-public.fr

  • Le malus ne peut pas être > 3,50
  • Le bonus ne peut pas être < 0,50
  • Après deux ans sans sinistre, il ne peut pas être supérieur à 1,00

Aucune modification du coefficient n’est appliquée pour le premier sinistre survenu après une période d’au moins 3 ans au cours de laquelle le bonus a été de 0,50.

Quels véhicules sont concernés par le bonus-malus ?

Le bonus-malus s’applique pour les véhicules terrestres à moteur. Néanmoins, plusieurs moyens de transport avec un moteur n’entrent pas en compte comme :

  • Véhicule d’intérêt général (exemples : SAMU, pompier)
  • 2 ou 3 roues, jusqu’à 125 cm3 (ou 11kw de puissance)
  • Matériel forestier et de travaux publics
  • Véhicule de collection (plus de 30 ans d’âge)
  • Véhicule et matériel agricole

Comment se calcule le bonus-malus ?

Le coefficient de bonus-malus affecté à un conducteur lors de sa première année d’assurance est égal à 1.

Chaque année sans sinistre engageant la responsabilité de l’assuré entraîne une réduction de 5 % de ce coefficient. Pour calculer le nouveau coefficient, il suffit de multiplier celui de l’année précédente par 0,95.

Tout accident dont l’assuré est totalement responsable entraîne une majoration de 25 % du coefficient précédemment appliqué. On obtient le nouveau coefficient en multipliant le précédent par 1,25.

Aucune majoration n’est toutefois appliquée à la suite du premier accident responsable survenu alors que l’automobiliste a bénéficié d’un bonus de 50 % pendant au moins trois ans.

En cas de partage de responsabilité et quel que soit le pourcentage de responsabilité retenu, on réduit la majoration de moitié (12,5 % au lieu de 25 %). Le coefficient de l’année précédente est alors multiplié par 1,125.

Années d’assurance Coefficient Taux de Bonus/Malus
1 année sans accident responsable 0,95 5 %
2 années sans accident responsable 0,90 10 %
3 années sans accident responsable 0,85 15 %
4 années sans accident responsable 0,80 20 %
5 années sans accident responsable 0,76 24 %
6 années sans accident responsable 0,72 28 %
7 années sans accident responsable 0,68 32 %
8 années sans accident responsable 0,64 36 %
9 années sans accident responsable 0,60 40 %
10 années sans accident responsable 0,57 43 %
11 années sans accident responsable 0,54 46 %
12 années sans accident responsable 0,51 49 %
13 années sans accident responsable 0,50 50 %

Deux cas pratiques pour mieux comprendre le système de bonus-malus

Cas n°1 :

Vous comparez les tarifs d’assurance à l’occasion de la résiliation de votre assurance précédente (et donc à l’échéance principale de votre contrat actuel).

Indiquez votre futur taux de Bonus/Malus. Pour le connaître, diminuez votre taux de Bonus-Malus actuel de 5% si vous n’avez pas eu d’accident dans l’année.

Exemple : 0,80 (soit 20% de bonus) – 5% = 0,76 (soit 24% de bonus).

Cas n°2 :

Vous comparez les tarifs d’assurance à l’occasion d’un changement de véhicule :

Indiquez votre bonus-malus actuel

Bon à savoir : si vous assurez votre véhicule après plus de 9 mois d’assurance consécutifs depuis votre dernière échéance annuelle, vous pouvez, si vous n’avez pas eu de sinistre responsable ou partiellement responsable, faire évoluer à la baisse votre Bonus/Malus de 5 %.

Exemple : 0,76 (soit 24% de bonus) – 5 % = 0,72 (soit 28 % de bonus)