Quelques astuces pour réduire ses impôts lorsqu’on détient une assurance vie



En lieu et place du livret A, de plus en plus de Français préfèrent l’assurance vie. Le taux de rentabilité très élevé, la garantie des gains, les avantages fiscaux sont, entre autres, les raisons qui sous-tendent ce choix.

La crise sanitaire liée à la Covid-19 a contraint plus d’un Français à détenir plus d’épargne que ces dix dernières années. Mais les plus avertis ont déjà pensé transformer ces épargnes en assurance vie. Faiblement imposée, elle constitue aujourd’hui une niche fiscale pour les particuliers un peu nantis et sans projet d’investissement immédiat. Près de 7 milliards d’euros sont placés en assurance vie en 2020, et déjà 4 milliards à mars 2021. Mais pourquoi autant d’engouement pour l’assurance vie ?

Comment l’âge de votre assurance vie ou certaines causes de votre situation financière dégradée peuvent-ils vous entraîner des profits fiscaux ?

Premièrement, remarquons que le taux d’imposition est très faible. Plus votre contrat prend de l’âge, moins vous paierez d’impôt au retrait de vos gains. Déjà, après 8 ans, l’intérêt peut être retiré en franchise d’impôt. Un abattement à hauteur de 4 600 euros vous est accordé si vous êtes célibataire et le double, soit 9 200 euros si vous êtes marié ou pacsé, sans oublier que sur le capital (l’épargne), vous ne paierez le moindre impôt.

Seul sur le dépassement des montants sus indiqué en termes d’intérêt, un impôt de 7,5 % vous sera calculé dans le cas où vous seriez imposable. Dans le cas contraire, le supplément reste exonéré. Il est conseillé d’étaler les retraits sur plusieurs années pour en profiter le plus possible. Par ailleurs, rappelons que pour un contrat de moins de 8 ans, aucun abattement n’est accordé, et l’intérêt est frappé d’impôt dès le premier euro. Soumis au barème progressif, les taux d’intérêt prévus sont : 12,8 % ; 15 % et 35 %.

Deuxièmement, la possibilité de transférer votre capital sur un plan d’épargne retraite est envisageable et très attractive. En plus des 4 600 euros retirables sans taxe si vous êtes célibataire et le double si vous êtes marié ou pacsé, la Loi vous exonère à hauteur du même montant après 8 ans. Cela dit, vous pouviez retirer alors 9 200 euros si vous êtes célibataire et 18 400 euros si vous êtes marié ou pacsé. Cependant, le respect de quelques conditions s’avère nécessaire. Enfin, la mauvaise situation financière du fait d’un licenciement, d’une retraite anticipée, de la liquidation judiciaire de votre profession indépendante, d’une invalidité totale ou partielle vous empêchant d’exercer, entraîne l’exonération totale des gains de votre assurance vie, quelle que soit la durée du contrat. Quelques conditions peu contraignantes doivent être respectées dans ce cas.



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